Französisch

Fièvre, virus et cellules immunitaires autologues
dans la biothérapie des cancers avancés

La fièvre, les virus et les cellules immunitaires autologues (celles du patient), sont des agents curatifs naturels déployés avec succès plusieurs millions de fois par jour. La corrélation négative établie entre l’incidence du cancer, la fièvre[1] et les infections virales[2] suggère que la fièvre et les virus sont en fait des stratégies qui ont évolué pour donner une protection contre le cancer. Alors qu’il est  évident que le système immunitaire joue un rôle important, force est de constater que la plupart des immunothérapies sont inefficaces dans le cas des cancers avancés en raison de la vitesse inexorable de la croissance tumorale.  Les cellules cancéreuses sont non seulement capables de former des facteurs afin de stimuler leur propre croissance, mais elles sont également capables de retourner des armes contre leurs assaillants. Alors que la cellule cancéreuse est elle même partiellement invulnérable (formation inadaptée du récepteur FAS, CD95) et qu’elle est souvent immortelle (gène régulateur p53 défectueux), elle est parfaitement capable de transmettre le signal de mort (ligand FAS, CD95L) et de tuer ses poursuivants.

Dans les cancers avancés, les cellules immunitaires ne peuvent plus se maintenir au niveau de la croissance tumorale. Dans cette situation extrême, la dévastation comparable à Hiroshima provoquée par la chimiothérapie est plus fondée sur le désespoir que sur des données scientifiques saines. A l’exception de rares cas de tumeurs des testicules et de certaines formes de leucémies, la chimiothérapie ne peut prétendre avoir des vertus curatives. Tout prolongement de la vie du patient est obtenu à un prix effroyable, tant en termes de souffrances qu’en termes économiques. L’opinion est divisée quant à l’utilité de l’inhibition de la formation  des vaisseaux sanguins pour contrôler la vitesse inexorable de la croissance tumorale.[3]

Dans ce contexte, la plupart des immunothérapies ne sont utiles qu’au stade de charge tumorale minimale : pour éradiquer les cellules cancéreuses résiduelles invisibles par les techniques d'imagerie avant même que les marqueurs conventionnels et tumoraux n'indiquent la présence de danger.[4]

L'hyperthermie, les virus et les cellules immunitaires autologues sont des exceptions scientifiquement documentées à la règle que l’immunothérapie ne peut être efficace qu'au stade de charge tumorale minimale.

1. Le traitement par hyperthermie désigne tous les traitements associés à l'augmentation de la température du corps. Il comprend l’hyperthermie active (vrai traitement par pyrexie) et l’hyperthermie passive de tout l’organisme (hyperthermie de l’ensemble de l’organisme) ou de parties isolées du corps (hyperthermie locorégionale) par irradiation infrarouge (hyperthermie superficielle) ou champs électriques alternés (hyperthermie profonde).

1.1. Traitement par hyperthermie : La fièvre est provoquée en utilisant une bactérie morte. La norme incontestée est la toxine de Coley, un mélange de bactéries Gram-positives et Gram-négatives utilisé depuis plus d’un siècle.[5] D’autres mélanges ou substituts, comme l'interféron α, se sont avérés moins efficaces. Trois études comparatives[6] et une étude pilote d'une université allemande [7] ont démontré que le succès incontestable et l’efficacité fondamentale du traitement par hyperthermie étaient indubitables.[8]

1.2. Thermothérapie locorégionale profonde : Alors que la fièvre a un effet immunostimulant global, les températures obtenues sont insuffisantes pour l’oncolyse.  Les procédures d’hyperthermie passive touchant tout le corps avec des températures de 42°, voire 42,5°C endommagent les cellules cancéreuses, mais également le système immunitaire, ce qui les rend tout aussi non discriminatives que la chimiothérapie.

La stratégie consistant à associer letraitement par hyperthermie à la thermothérapie locorégionale profonde[9] lorsque la fièvre atteint son maximum offre deux avantages déterminants : 

1.2.1. Les températures s’additionnent. Les outils d'hyperthermie actuellement utilisés peuvent augmenter la température de la tumeur de 4 à 8°C au-dessus de la température ambiante. En conséquence, pour une température de 39 à 40° C, on peut atteindre une température de 43 à 48°C pour la tumeur. Ces niveaux sont jugés suffisants pour obtenir l'oncolyse. En revanche, en raison de la distribution irrégulière de la chaleur, la thermothérapie locorégionale profonde seule ne permet pas toujours d'atteindre des températures oncolytiques; l'association à une chimiothérapie peut donc être nécessaire.

1.2.2. Le traitement par hyperthermie provoque une stimulation immunitaire optimale, et la destruction de la tumeur est obtenue par la thermothérapie locorégionale profonde lorsque la fièvre atteint son maximum.

Les objectifs contradictoires d’une stimulation immunitaire optimale et de la destruction effective de la tumeur ne peuvent être atteints qu'en associant le traitement par hyperthermie et la thermothérapie locorégionale profonde.

2. Virus oncolytiques : Une étude multicentrique contrôlée des cancers avancés a mis en évidence un résultat impressionnant en faveur du traitement par un vaccin au virus atténué de la maladie de Newcastle[10]

Dans une étude d’observation en cours, 14 patients présentant un glioblastome multiforme sont actuellement traités exclusivement avec une souche de virus vivant atténué de la maladie de Newcastle.[11] La vérification histologique du diagnostic a été effectuée pour les 14 patients inclus dans l'étude. Sept patients sont toujours en vie sans aucune séquelle, et dans 4 de ces cas, le diagnostic initial avait été posé il y a 5 à 9 ans. Aucun autre traitement ne permet d’obtenir un succès comparable.

Le virus de la maladie de Newcastle, organisme qui provoque une forme atypique de peste aviaire, est inconnu en médecine humaine. On peut donc envisager avec optimisme qu’il puisse être un agent cytostatique idéal : il touche toutes les cellules cancéreuses,[12]tout en épargnant les cellules humaines. Les cellules cancéreuses sont désintégrées ou “étiquetées” par le virus afin de permettre leur identification et leur attaque par le système immunitaire. Cette augmentation de l’immunogénicité de la tumeur augmente les chances de succès, même dans les cancers présentant une réponse minimale ou aucune réponse à l’immunothérapie.

Les virus stimulent également directement les cellules immunitaires pour la sécrétion de substances messagères qui activent l’ensemble du système immunitaire. A la dose adaptée, la température du corps augmente après seulement quelques heures, longtemps avant que les cellules tumorales ne se désintègrent. Les virus stimulent donc l’immunité spécifique et non-spécifique, en réduisant la charge tumorale et en allégeant la charge reposant sur les défenses immunitaires.

Les propriétés immunostimulantes uniques des virus permettent de penser qu’à l’avenir, aucun traitement du cancer ne réussira sans eux.

Bien que cela soit théoriquement acquis, les résultats pratiques sont beaucoup moins enthousiasmants. Le revers de la conclusion de l’étude du glioblastome est que les risques de mortalité restent supérieurs aux chances de guérison. La percée du traitement par virus oncolytique reposait sur deux petits détails :

2.1. L’efficacité du virus devait être améliorée.

2.1.1. Une méthode de test (virogramme) a été mise au point pour identifier le virus tuant le plus efficacement les cellules cancéreuses sur une large palette de virus capables d’infecter une cellule tumorale. Les deux critères clés étaient la durée précédent la destruction de la culture cellulaire (durée de la lyse), et la capacité du virus à se répandre dans les cellules voisines avant la destruction de la cellule tumorale et avant que le système immunitaire et la tumeur ne puissent se défendre en formant de l’interféron et des anticorps (capacité à la formation des syncytia).

2.1.2. Avant utilisation, le meilleur virus naturel est alors adapté à la tumeur. La durée de la lyse peut être considérablement réduite par des passages continus dans des cultures autologues et homologues, ce qui produit une souche de virus oncolytique adaptée à la tumeur (OAT).

2.2. Les virus devaient être administrés régionalement. Les virologues spécialisés en oncologie sont d’accord pour affirmer que les virus agissent plus efficacement s'ils sont administrés à proximité de la tumeur.[13]Des expériences ont montré que les injections intra tumorales provoquaient toujours une réduction de la taille de la tumeur, ou au moins un ramollissement sensible de la tumeur dû à la réponse immunitaire qui les accompagne. Cela n’avait toutefois aucun effet visible sur les foyers voisins. La véritable percée n'est arrivée qu’avec l’administration régionale de virus OAT dans les vaisseaux sanguins alimentant la tumeur. Pour les tumeurs pulmonaires, un port-à-cath conventionnel placé dans l’oreillette droite est suffisant. Pour toutes les autres tumeurs, le virus doit être injecté dans l’artère qui les alimente.

Les radiologues interventionnels qualifiés introduisent depuis longtemps des systèmes de cathéter similaires pour les chimiothérapies locales. Ma contribution modeste, quoique déterminante, a été d’administrer le virus régionalement. La supériorité du traitement régional par virus oncolytique sur le traitement systémique et local est tellement évidente qu’une étude comparative n’est pas justifiable d’un point de vue éthique. 

Avec la pratique courante auparavant qui consistait à faire l’injection dans une veine périphérique, le long trajet d’arrivée et le réseau capillaire du poumon réduisaient la proportion de virus atteignant finalement la tumeur à moins de 1 sur 1000. La situation était similaire avec les inhalations, dans lesquelles les membranes muqueuses constituaient un obstacle majeur. Alors que le virus de la maladie de Newcastle n’infecte aucune cellule humaine saine, il est lié par toutes les cellules et sorti de la circulation. Pour contrecarrer ce ciblage minimal de la tumeur, il est important de manœuvrer le virus jusqu’à la tumeur.

La situation a changé considérablement avec l’administration régionale de virus : comme la voie plus élégante de l’apoptose est généralement défectueuse, les cellules tumorales sont éliminées par une inflammation, qui provoque d’abord un ramollissement et un gonflement de la tumeur avant d’en réduire la taille. Les marqueurs tumoraux augmentent d’abord rapidement, puis diminuent en quelques semaines ou en quelques mois. Une tableau similaire est observée en ce qui concerne le bien-être : la désintégration des masses tumorales épuise fortement la vitalité des patients qui sont fatigués et épuisés. Ils ne se sentent mieux qu’une fois cette phase de réaction dépassée. Toutefois, le simple fait d’être informé de l’objectif de cet inconfort le réduit et le rend tolérable.

Si les patients ne répondent pas à l’administration régionale du virus, la cause probable est un dysfonctionnement du système de port. En outre, il est recommandé de procéder à une visualisation vasculaire pour s’assurer que les virus atteignent leur cible.

3. Traitement par cellule immunitaire autologue :

Le système immunitaire spécifique (acquis) et non-spécifique (inné) remplissent différentes fonctions et sont d'importance égale.[14] Dans le système immunitaire spécifique, chaque cellule a un objectif unique, hautement spécialisé. Les lymphocytes B sont transformés en  cellules plasmatiques et fabriquent les anticorps qui identifient les cellules cancéreuses pour le système complémentaire et pour les lymphocytes T cytotoxiques. Les lymphocytes T tuent les cellules cancéreuses soit en déclanchant la mort cellulaire programmée (apoptose), soit en libérant une protéine cylindrique (perforine), qui s’introduit dans la membrane de la cellule cible. L’immunité dépendant des anticorps et l’immunité à médiation cellulaire affichent un antagonisme paradoxal dans lequel l’agressivité accrue du système immunitaire coexiste avec la tolérance de la tumeur. Cela peut être surmonté par l'administration de médicaments adaptés, comme les inhibiteurs de la COX-2.

La majeure partie du travail immunitaire est effectuée par le système immunitaire non-spécifique qui comprend les granulocytes, les macrophages et les cellules tueuses naturelles. Les cellules tueuses naturelles existent surtout pour éliminer les cellules cancéreuses et les cellules infectées par un virus. 

La majeure partie des immunothérapies, comme la phytothérapie, l’organothérapie et les traitements orthomoléculaires stimulent en particulier le système immunitaire non-spécifique. La fièvre et les cellules tueuses naturelles sont également des immunostimulants non-spécifiques. Les virus agissent sur les deux systèmes : tout d’abord, ils stimulent le système immunitaire non-spécifique, plus tard, il y a une réponse immunitaire spécifique potentialisée par la présence des virus. 

3.1. L’immunité spécifique est stimulée le plus puissamment par les cellules dendritiques : celles-ci forment un pont entre le système immunitaire inné et le système immunitaire acquis. Elles identifient, ingèrent et démantèlent les cellules cancéreuses, migrent dans les ganglions lymphatiques (ou moelle osseuse) et « présentent » des fragments aux lymphocytes. Ceux-ci attendent le signal pour se transformer en lymphocytes T cytotoxiques activés, qui tuent les cellules cancéreuses.

Les cellules dendritiques ont montré une efficacité extraordinaire dans les carcinomes des cellules rénales,[15] forme fortement immunogène de cancer. Pour que le même effet miraculeux se produise dans d’autres cancers, il convient de d’abord les rendre identifiables, stratégie que nos virus permettent d’atteindre, puisqu’ils sont les co-stimulants les plus efficaces des cellules dendritiques.

3.2. Le traitement avec les cellules dendritiques seules apporte un bénéfice clinique certain chez 30 à 50% des patients au plus. Toutefois, avec les cellules dendritiques utilisées seules, l’échec est toujours plus fréquent que le succès. C'est pour cette raison que nous attaquons le cancer en utilisant des stratégies multiples qui ne sont pas seulement complémentaires, mais qui se potentialisent mutuellement.

Une approche entièrement nouvelle est l’association des cellules dendritiques et des cellules tueuses naturelles. L’inconvénient des cellules dendritiques et de leurs cellules effectrices (lymphocytes) et qu’elles ne peuvent attaquer que si les cellules cancéreuses ont fabriqué des antigènes tissulaires (épitope CMH) à leur surface. Ceci limite leur utilisé dans la défense contre les tumeurs car les cellules cancéreuses sont souvent caractérisées par une perte totale de l’identité, ce qui les rend invisible par le système immunitaire spécifique. Elles peuvent toutefois toujours être identifiées par le système immunitaire inné, qui comprend les cellules tueuses naturelles. Rosenberg a utilisé celles-ci pour permettre la rémission de certains cancers.[16] On peut imaginer qu’associée aux cellules dendritiques, l’utilisation des cellules tueuses naturelles va connaître une renaissance. 

Dans notre pratique, l’immunothérapie est pratiquée en cycles séparés par un intervalle d’environ 3 semaines pendant lesquelles les virus sont administrés seuls. Le premier cycle dure 3 semaines et chaque cycle suivant dure 2 semaines. Une série d’immunisation de base compte 4 cycles et dure environs 6 mois.

Notre stratégie de traitement des cancers avancés est la suivante :

1. Historique biographique comprenant le contexte social et l’attitude personnelle du patient face à la maladie.

2. Examen général afin d’évaluer :

2.1. La capacité du patient à supporter la fièvre (ECG d’effort et spirogramme).

2.2. Charge tumorale actuelle (examens de laboratoire et techniques d’imagerie).

2.3. Diagnostic focal (acupuncture auriculaire de Nogier) afin de révéler les foyers d’inflammation chronique (amygdales, sinus paranarinaires, dents, cavité abdominale).

2.4. Prescription homéopathique pour la détoxification :

2.4.1. La détoxification non-spécifique stimule le métabolisme apporte une stimulation pharmacologique et physique des organes de l’excrétion.

2.4.2. La détoxification spécifique, basée sur des prescriptions homéopathiques, favorise la fonction organique et interrompt la transduction pathologique du signal par les carcinogènes. Au state post-chimiothérapique, les agents chimiothérapeutiques à doses homéopathiques sont indispensables à la restauration de l’immunocompétence.

3. Programme de traitement détaillé.

4. Formation des patients aux exercices de qigong simples pour prévenir les symptômes grippaux liés à la fièvre et pour améliorer l’attitude personnelle du patient face à la maladie.

5. Les systèmes de port sont insérés afin que lesvirus oncolytiques puissent être injectés quotidiennement ou tous les deux jours à proximité immédiate de la tumeur.

6. Des prélèvements sanguins sont pratiqués pourobtenir des cellules dendritiques et des cellules tueuses naturelles. Un traitement par UVB ou à l’ozone juste avant le prélèvement sanguin stimule la prolifération de cellules tueuses naturelles vigoureuses. 

7. Association de traitement par hyperthermie + thermothérapie locorégionale profonde quotidiennement du lundi au vendredi en cycles de 2 semaines.

8. Une semaine après le prélèvement sanguin, les cellules dendritiques arrivées à maturation sont injectées (déchargées) dans la tumeur ou (chargées de matériau tumoral autologue ou étranger) dans la peau ou un ganglion lymphatique. 

9. Deux semaines après le prélèvement sanguin, les cellules tueuses naturelles sont injectées dans la tumeur ou l’artère.

10. Après un intervalle de 2 à 3 semaines, pendant lequel les virus sont administrés seuls, ces cycles thérapeutiques de 2 semaines sont d’abord répétés 4 fois. La réussite du traitement est évaluée tous les mois et les intervalles de traitement peuvent être espacés une fois que la tumeur commence à régresser.

Lorsque la charge tumorale est faiblepour prévenir les récidives et les métastases, il est possible d’omettre les cellules dendritiques et les cellules tueuses naturelles. Toutefois, si le matériau tumoral a été conservé correctement, le traitement avec les cellules dendritiques réduit considérablement le risque de récidive. Selon l’agressivité de la tumeur, nous recommandons également 1 à 2 séries annuelles composées chacune de 6 traitements par hyperthermie.

L’agressivité est déterminée par la charge tumorale et les résultats histologiques. Lorsque le pronostic est mauvais, il est conseillé d’ajouter un aspect de la stratégie de traitement des cancers avancés, surtout les cellules dendritiques et les cellules tueuses activées par les lymphokines (lymphocytes LAK).  En l'absence de matériau tumoral autologue, les cellules dendritiques peuvent être amorcées à l'aide de cellules cancéreuses étrangères connues pour être porteuses de la plupart des antigènes de surfaces spécifiques au cancer.

A ce stade favorable de liberté tumorale, il convient d'éliminer tout foyer suppuratif.

La question : “Pourquoi suis-je tombé malade?” ne doit être ni imposée ni oubliée. La maladie pourrait être une bonne raison pour que le patient modifie radicalement son mode de vie.[17]

August 2004

[1] Hager, E.D., Abel, U.: Biomodulation und Biotherapie des Krebses [Biomodulation and biotherapy of cancer], Heidelberg 1987, p. 26.

[2] Kölmel, K.F.: Infections and melanoma risk: results of a multicentre EORTC case-control study. Melanoma Research 1999; 9: 11-519.

[3] Brewer, G., Dick, R., Grover, D., LeClaire, V., Tseng, M., Wicha, M., Pienta, K., Redman, B., Jahan, T., Sondak, V., Strawderman, M., LeCarpentier, G., Merajver, S.: Treatment of metastatic cancer with tetrathiomolybdate, an anticopper, antiangiogenic agent: Phase I study. Clinical Cancer Research 2000; 6: 1-10.

[4]Nous avons fondé une société pour le diagnostic précoce et le traitement du cancer.

“Gesellschaft für Krebs-Frühdiagnostik und -Therapie e.V.”, Arno Thaller, President, Benzing 6, 91801 Markt Berolzheim, tel.: 09146-9429714, fax: 09146-224, e-mail: Krebsfruehdiagnostik@no_Spam.t-online.de

[5] Helen Coley Nauts, in: Bibliographie von Berichten zur klinischen oder experimentellen Anwendung von Coley-Toxinen.(Streptococcus pyogenes und Serratia marcescens) 1893 – 1986 [Bibliography of reports on the clinical or experimental administration of Coley’s toxins; (Streptococcus pyogenes and Serratia marcescens) 1893 – 1986] in: Hager, E.D., Abel, U.: Biomodulation und Biotherapie des Krebses. Endogene Fiebertherapie und exogene Hyperthermie in der Onkologie [Biomodulation and biotherapy of cancer.  Endogenous fever therapy and exogenous hyperthermia in oncology], Heidelberg 1987, pp. 168 - 188.      

[6]Kempin, S., Cirrincone, C., Myers, J., Lee III, B., Straus, D., Koziner, B., Arlin, Z., Gee, T., Mertelsmann, R., Pinsky, C., Comacho, E., Nisce, L., Old, L.,      Clarkson, B., Oettgen, H.: Combined modality therapy of advanced nodular lymphomas (NL): the role of non-specific immunotherapy (MBV) as an important determinant of response and survival. Memorial Sloan-Kettering Cancer Center, New York, N. Y. 10021, in: Proceedings of ASCO (American Society of Clinical Oncology) 2=19, 56 (1983), C218.

Oettgen, H.F., Old, L.J., Hoffmann, M.K. and Moore, M.A.S.: Antitumor effects of endotoxin: possible mechanism of action, in: Homma, Y., Kanegasaki, S., Lüderitz, O., Shiba, T., Westphal, O., Bacterial Endotoxin, Weinheim, 1984, pp. 205 -21.

Zhao You Tang, Hai Yan Zhou, Gang Zhao, Li Mian Chai, Ming Zhou, Ji Zhen Lu, Kang Da Liu, H. Francis Havas, Helen Coley Nauts: Preliminary result of mixed bacterial vaccine as adjuvant treatment of hepatocellular carcinoma. Med. Oncol & Tumor Pharmacother. 1990; 8 (1): 23-28.

Johnston, B.J.: Clinical effect of Coley’s toxin - I.: a controlled study, in: Cancer Chemother. Rep. no. 21, 19-41 (1962).

Johnston, B.J., and Novales, E.T.: Clinical effect of Coley’s toxin - II.: a seven-year study, in: Cancer ChemotherRep. no. 21, 43-68 (1962).

[7] Kölmel, K.F., Abel, U., Kuhn, B., Vehmeyer, K., Wieding, J. U.: Behandlung des metastasierenden malignen Melanoms mit einem Endotoxin enthaltenden Bakterienlysat. Ergebnisse einer Pilotstudie [Treatment of metastasising malignant melanoma with a bacterial lysate containing endotoxin.  Results from a pilot study], in: Waclawizel, H. W., Gebhart, W., Manfreda, D., Schlag, P. (eds.): Das maligne Melanom [Malignant melanoma], Berlin, Heidelberg, New York 1991, pp. 238 – 241.

[8] Abel, U.: Die Wirksamkeit der aktiven Fiebertherapie des Krebses mit Bakterientoxinen [The efficacy of active fever therapy of cancer with bacterial toxins]. Zeitschrift für Onkologie 1999; 31 (2): 47-55.

Hager, E.D., Abel, U.: Biomodulation und Biotherapie des Krebses. Endogene Fiebertherapieund exogene Hyperthermie in der Onkologie [Biomodulation and biotherapy of cancer.  Endogenous fever therapy and exogenous hyperthermia in oncology], Heidelberg 1987, 168 - 188.

Hager, E.D.: Mikrobielle Immunmodulatoren: Aktive Fiebertherapie mit Bakterientoxinen [Microbial immunomodulators: active fever therapy with bacterial toxins], in: Naturheilverfahren und unkonventionelle medizinische Richtungen.Grundlagen, Methoden, Nachweissituationen [Natural healing and unconventional medical trends, principles, methods, detection situations], eds. M. Bühring and F.H. Kemper. Berlin, Heidelberg, New York, 1992ff: Chapter 10.05, pp. 1-39.

[9] Øvergaard, J., The Design of Clinical Trials in Hyperthermic Oncology, Danish Cancer Society, Department of Experimental Clinical Oncology, Radiumstationen, D-8000 Aarhus C, Denmark, in: Physics and Technology of Hyperthermia, ed. by Fields, S.B. and Franconi C., 1987.

Sugahara, T., Yamamoto, I.: Clinical response of hyperthermia. Biomedical Engineering Application Basis Communication 1994; 6: 340-362.

van der Zee, J. et al.: Comparison of radiotherapy alone with radiotherapy plus hyperthermia in locally advanced pelvic tumors: a prospective, randomised, multicentre trial. Dutch Deep Hyperthermia Group,Lancet 2000; 355(9210): 1119-1125.

Szasz, A., Szasz, O., Szasz, N., Electro-hyperthermia. a new paradigm in cancer therapy, Deutsche Zeitschrift für Onkologie, 2001; 33: 91-99 

Hager, E.D, Dziambor, H. et al.: Deep hyperthermia with radiofrequency in patients with liver metastases of colorectal cancer.  Anticancer Research 1999; 19: 3403-8. 

Sahinbas, H., Grönemeyer, D.H.W., Böcher, E.R., Lange, S.: Hyperthermia treatment of advanced relapsed gliomas and astrocytomas. University Witten/Herdecke, Bochum, Hyperthermia Symposium, Cologne 26. -27.10.2003.

Hager, E.D.: The treatment of patients with high-grade glioma with deep RF-hyperthermia, ASCO Meeting 2003. 

[10] Csatary, L.K., Eckhardt, S., Bukosza, I., Czegledi, F., Fenyvesi, C., Gergely, P., Bodey, B., and  Csatary, C.M.: Attenuated veterinary virus vaccine for the treatment of cancer, in: Cancer Detection and Prevention 1993; 17(6): 619-627.

Driever, P. H., Rabkin, S. D.: Replication-competent viruses for cancer therapy. Basel, 2001, Monographs in Virology Vol. 22, ed. Doerr, H.

[11] Csatary, L.K., Gosztonyi, G., Szeberenyi, J., Fabian, Z., Liszka, V., Bodey, B., Csatary, C.M.: MTH-68/H oncolytic viral treatment in human high-grade gliomas. Journal of Neuro-Oncology 2004; 67: 83-93.

[12] Le professeur Schirrmacher du centre allemand de recherche contre le cancer(DKFZ) à Heidelberg a étudié “des centaines de cultures cellulaires de tumeurs humaines” et n’a pas pu découvrir un seul clone résistant (communication personnelle). Cela représente un avantage majeur de plus par rapport aux cytostatiques.

Comparé aux autres virus, le virus de la maladie de Newcastle se distingue par la stabilité de son code génétique et par le fait qu’il n’est pas incorporé au génome humain. Dans ce contexte, les craintes que ce virus bénéfique puisse un jour changer d’apparence par une mutation et produire ainsi des tumeurs semble totalement irréalisable. 

[13] Schirrmacher, V., Griesbach, A. and Ahlert, T.: Antitumor effects of Newcastle Disease Virus in vivo: local versus systemic effects.     International Journal of Oncology 2001; 18: 945-952.

[14] Thaller, A.: Tumortherapie mit Fieber, Viren und Visualisierung, ein Konzept, das alte Erfahrung, moderne Wissenschaft und die Kraft des Glaubens in sich vereint [Tumour therapy with fever, viruses and visualisation: a strategy that combines ancient experience, modern science and the power of faith].In: Leben mit Krebs, Perspektiven in das 21. Jahrhundert [Living with cancer – a look ahead into the 21st century], ed. Heiss, G., Mainz 2001. This article is based on :

Thaller, A.: Tumortherapie mit Fieber und onkotropen Viren unter Leitung der Polymerase-Kettenreaktion zur Erstellung eines “Virogramms” und zur Erfolgskontrolle [Tumour therapy with fever and oncotropic viruses guided by the polymerase chain reaction to prepare a “virogram” and to monitor success]. Congress report: Stacher, A., (ed.) “Ganzheitliche Krebstherapie. 5. Wiener Dialog über Ganzheitsmedizin” [“Holistic cancer therapy. 5th Vienna Dialogue on Holistic Medicine”], 25.-27.3.1999, Vienna 2000, pp. 256-270.

[15] Kugler, A., Stuhler, G. Walden, P., Zöller, G., Zobywalski, A., Brossart, P., Trefzer, U., Ullrich, S., Müller, C., Becker, V., Gross, A., Hemmerlein, B., Kanz, L., Müller, G., Ringert, R.-H.: Regression of human metastatic renal cell carcinoma after vaccination with tumor cell-dendritic cell-hybrids. Nature Medicine 2000; 6 (3): 332-336. 

[16] Rosenberg S.A.: Progress in human tumour immunology and immunotherapy. Nature 2004;411: 380-384.

[17] Šebková-Thaller, Z.:

  • I flourish, I relish and I tackle it! Taijiquan & Qigong Journal 3/2000, pp. 14-19.
  • “I tackle it!” - Qigong in therapies, Die Andere Realität 4/2000, p.20.
  • The roots of heaven and earth, Grenzenlos, 3/ 2001 p 6, 7, 16.
  • Qigong in cancer therapy – Mensch & Sein 7/01, p. 59.
  •  I flourish, I relish and I tackle it! Qigong in cancer therapy, tiandiren, 2/2001, pp. 4-6.